Apple Car Design : portes coulissantes et sièges pivotants définissent le « salon » autonome

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Le projet de véhicule électrique d’Apple reste dans l’ombre. Comme son casque VR, il n’y a pas de date de sortie. Pourtant, l’entreprise continue de déposer des brevets. Le dernier lot révèle des détails sur l’aménagement extérieur et intérieur du “Projet Titan”, selon la rumeur. Les données indiquent une rupture radicale avec la conception automobile traditionnelle.

Le concept de base est un véhicule autonome. Sans volant ni pédales, l’habitacle devient la priorité. Les brevets montrent une configuration de porte unique. Chaque côté comportera quatre portes coulissantes. Le design est presque symétrique. Cette symétrie soulève une question : la voiture a-t-elle même un avant et un arrière ?

À l’intérieur, la disposition des sièges conforte cette ambiguïté. Les brevets décrivent des sièges pouvant pivoter. Les passagers peuvent se tourner directement l’un vers l’autre. Il ressemble plus à un salon roulant qu’à un appareil de transport. Apple semble tester différents aménagements intérieurs. Une variante pourrait utiliser une seule porte coulissante d’un côté. Cela reflète la conception des portes coulissantes que l’on retrouve aujourd’hui sur de nombreuses mini-fourgonnettes et SUV modernes.

Le concept “Rolling Lounge”

L’évolution vers des sièges face à face est significative. Cela marque un abandon de l’ergonomie axée sur la conduite. L’absence de conducteur fait que le siège passager avant n’est plus une position secondaire. Il devient partie intégrante de l’espace collectif.

Cette philosophie de conception s’aligne sur les objectifs de la technologie autonome. Si la voiture roule toute seule, l’intérieur peut être optimisé pour le confort et l’interaction sociale. Les portes coulissantes facilitent cela en permettant un accès plus facile à n’importe quel siège. Ils rehaussent également le profil du véhicule, créant une silhouette carrée mais élégante.

Ambiguïté structurelle

La disposition symétrique des portes brouille les lignes de direction. Dans une voiture traditionnelle, l’avant abrite le moteur ou la batterie et le conducteur. Ici, ces distinctions s’estompent. Les sièges pivotants renforcent l’idée d’un espace neutre.

Apple explore plusieurs configurations. L’option de porte coulissante unique suggère la polyvalence. Il pourrait répondre à différents segments de marché ou modèles d’utilisation. L’accent reste mis sur la maximisation de l’utilité intérieure.

Ce n’est pas seulement une question d’esthétique. Il s’agit de redéfinir ce qu’est une voiture. Pour Apple, le véhicule pourrait être moins axé sur le transport que sur un environnement mobile. Les brevets ne montrent pas de cockpit. Ils montrent une chambre sur roues.

Le langage des brevets est sec, mais les implications sont fortes. Nous parlons d’un “contrôleur”. C’est un terme vague, comme celui que l’on voit dans les spécifications de jeu ou l’architecture de serveur, pas nécessairement un volant. Il s’agit peut-être d’un joystick. Cela pourrait être tout autre chose. Son travail ? Diriger et contrôler le fonctionnement du véhicule. C’est le commutateur qui bascule entre les modes manuel, semi-autonome et entièrement autonome.

Avec ce périphérique d’entrée, vous modifiez les paramètres. Vous changez le comportement de la voiture. Les brevets d’Apple mentionnent un « système de capteurs ». Il ne s’agit pas seulement de lire la route. Il s’agit de vous lire.

Le problème des données

C’est ici que le caoutchouc rencontre la route et que les défenseurs de la vie privée deviennent nerveux. Les documents traitent explicitement des « données personnelles ». Le véhicule enregistre des informations spécifiques à chaque utilisateur. Pourquoi? Pour contrôler les systèmes automatisés. Pour vous assurer d’être déposé à l’endroit exact que vous avez désigné.

Cela semble pratique. Cela ressemble également à une récolte massive de données. Le système apprend vos habitudes. Il mémorise vos destinations. Il ajuste la conduite en fonction de la personne assise sur le siège.

La vision de Vanarama

Le projet Titan est encore une histoire de fantôme pour la plupart des acteurs de l’industrie. Mais Vanarama, une société de leasing basée au Royaume-Uni, a décidé de ne plus attendre. Ils ont embauché des designers pour construire un concept-car strictement basé sur les dépôts de brevet d’Apple. Le résultat est tombé en novembre 2021, et c’est frappant.

Depuis plus d’une décennie, l’Apple Car est la rumeur la plus persistante en matière de technologie. En 2021, avec les rumeurs de discussions avec Hyundai et de discussions sur la batterie avec CATL, cela semblait tangible. Vanarama n’a pas attendu la confirmation. Ils ont examiné les documents juridiques et ont construit la voiture qu’ils pensaient qu’Apple construirait.

La bulle de verre

Le modèle 3D qu’ils ont produit est radicalement différent de tout ce qui existe aujourd’hui. L’élément marquant est le toit. C’est une verrière entièrement vitrée. Pas de piliers A. Pas de montants B. Une seule feuille transparente continue.

Cela a l’air fragile, bien sûr. Mais ce n’est pas seulement esthétique. La conception s’aligne sur les brevets pour une entrée et une sortie faciles, comportant spécifiquement des portes antagonistes. Vous n’y montez pas ; vous passez à travers.

Le concept manquait un détail clé du brevet : les vitres teintées intelligentes. Apple a déposé une demande de technologie permettant d’ajuster l’opacité de manière dynamique. Le rendu Vanarama a obtenu la bonne forme mais a ignoré la technologie du verre. Pourtant, la vision est claire. Apple ne construit pas de voiture. Ils construisent un salon mobile avec une option de volant.

Le projet secret d’Apple n’est pas seulement une voiture. C’est un meuble à roulettes.

Le design extérieur défie toute catégorisation facile. Vous avez devant vous une berline gonflée aux proportions d’un SUV. Les groupes d’éclairage sont réduits à leurs éléments les plus élémentaires. Pensez à des lignes épurées sur une géométrie complexe.

Chaque surface semble calculée. La calandre fait écho à l’aluminium perforé du Mac Pro. Il s’agit d’un ascenseur direct de la gamme d’ordinateurs de bureau d’Apple. Les poignées de porte imitent le retour tactile d’un bouton d’iPhone. C’est subtil. C’est reconnaissable.

Le cockpit comme salon

A l’intérieur, le minimalisme prend le dessus. Les sièges sont le point faible. Ils sont inconfortablement maigres. Mais ils pivotent. Vous pouvez les faire pivoter pour se faire face. Le but est de transformer la cabine en salon. Un endroit pour s’asseoir. Pas seulement conduire.

Le tableau de bord est l’endroit où se trouve la véritable innovation.

Le brevet d’Apple révèle un écran unique et massif. Pas de clusters séparés. Pas de cadrans analogiques. Une seule vitre continue.

Logique d’interface personnalisable

Ce n’est pas un affichage fixe. C’est dynamique. La mise en page change en fonction de vos besoins.

Besoin de naviguer ? Il occupe le devant de la scène. Vous voulez des contrôles multimédias ? Ils se développent. Le système permet une personnalisation complète des menus et des fonctions. Vous dictez la hiérarchie.

“Le tableau de bord représente un saut vers le futur, défini par un écran géant monobloc.”

Cette approche supprime entièrement les boutons physiques. Si ce n’est pas à l’écran, cela n’existe pas.

L’intégration de Siri est intégrée à cette interface. Les commandes vocales ne sont pas une réflexion secondaire. Il s’agit de la principale méthode de saisie pour les tâches complexes.

Le résultat est un habitacle qui ressemble plus à une tablette haut de gamme qu’à un véhicule.

C’est risqué. Les sièges minces pourraient ne pas plaire à tout le monde. Mais l’accent mis sur la flexibilité suggère qu’Apple souhaite changer la façon dont nous utilisons le temps passé en transit.

Vous ne faites pas la navette. Vous vous prélassez.

Et l’écran regarde. En attente de votre commande.

La commande vocale rencontre l’intégration de Siri

L’écran n’est pas qu’une simple dalle de verre. Il réagit au toucher. Il écoute aussi.

Apple serait en train de construire un assistant vocal directement dans l’écosystème de la voiture. Il fonctionne sur Siri. Ce n’est pas seulement un composeur mains libres. Il fournit des suggestions actives. Pensez aux itinéraires routiers. Pensez à l’éclairage ambiant en fonction de votre humeur ou de l’heure de la journée.

L’interface s’adapte au conducteur avant même que celui-ci ne le demande.

Ce niveau d’intégration suggère une couche logicielle plus profonde que celle proposée aujourd’hui par n’importe quelle unité principale tierce. Mais il n’y a pas de spécifications.

Les numéros manquants

Malgré toutes les discussions sur l’expérience utilisateur et les commandes vocales, Apple est resté silencieux sur le matériel.

Il n’y a aucun détail officiel sur la batterie.
Aucun mot sur la configuration du moteur.
Aucun chiffre de portée confirmé.
Aucune donnée sur les capacités de conduite autonome.

Ceci est typique d’Apple au début du développement. Ils accumulent les spécifications jusqu’au lancement. Ou jusqu’à annulation.

Le risque d’annulation

Le projet Titan existe depuis des années. Il a changé d’objectif à plusieurs reprises. Il a licencié des centaines d’ingénieurs.

L’histoire montre que ces projets peuvent mourir.
Dyson a essayé de construire une voiture. Ils ont arrêté.
La division autonome de Google s’est transformée en Waymo mais a abandonné pour l’instant le rêve d’un véhicule grand public.

Le projet automobile d’Apple est toujours d’actualité. Mais c’est loin d’être terminé.

Ce que nous pouvons confirmer

Nous savons que l’écran fonctionne.
Nous savons que Siri est dans la cabine.
Nous savons que les suggestions sont réelles.

Nous ne savons pas si ce sera une voiture.
On ne sait pas si ce sera un robot.
Nous ne savons pas s’il prendra un jour la route.

Attendez l’annonce officielle. En attendant, ce n’est que du bruit.