Pourquoi les mythes sur la puissance hybride sont faux

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Les voitures hybrides sont sous-alimentées. C’est du moins l’histoire qu’on vous a probablement racontée depuis que la Prius est arrivée sur l’autoroute. Le récit raconte que ces véhicules sont lents, talonnant les cauchemars conçus pour la voie lente. Ils vous font économiser de l’argent à la pompe, certes, mais vous le payez avec un manque de peps.

Ce récit est périmé. Et surtout faux.

Juger un hybride uniquement par son moteur à essence est une erreur de débutant. Vous mesurez le cheval, mais ignorez le cavalier. La puissance n’est pas seulement un chiffre sur une fiche technique. C’est la force brute générée par le moteur pour déplacer la masse. Dans un véhicule à combustion interne standard, cette force provient d’un gros moteur affamé qui brûle beaucoup de carburant pour faire tourner les roues.

Les hybrides trompent la physique du poids.

Ils utilisent des moteurs plus petits. Un moteur plus petit est plus léger. Moins de poids signifie moins d’énergie nécessaire pour accélérer le véhicule. Le moteur travaille moins. Moins de travail se traduit directement par moins de carburant brûlé. Cette efficacité est tout l’intérêt de l’architecture hybride. Mais il y a un piège. Les moteurs plus petits produisent naturellement moins de puissance de pointe à eux seuls. Si vous regardiez uniquement le composant essence, vous concluriez que la voiture est faible.

C’est là que l’idée fausse disparaît.

Le « truc » caché dans le châssis change complètement l’équation. Vous ne pouvez pas évaluer les performances hybrides en examinant un seul chiffre. Vous devez regarder comment ce nombre est généré. Le groupe motopropulseur ne repose pas sur une seule source. Il s’appuie sur une combinaison de sources qui fonctionnent ensemble.

Comment les systèmes hybrides génèrent une véritable puissance

Le moteur à essence d’un hybride est souvent modeste. Il peut s’agir d’un quatre cylindres de 2,0 litres ou d’un quatre cylindres en ligne plus petit. Sur le papier, cela semble décevant par rapport à un V6 ou à un six cylindres en ligne turbocompressé que l’on trouve dans les berlines traditionnelles. Mais ce moteur à essence ne fait pas tout le gros du travail.

Il partage la charge.

Un moteur électrique est présent dans le mélange. Il fournit un couple instantané. Le couple est la force de torsion qui fait sortir une voiture de l’arrêt. Les moteurs à essence doivent monter en régime pour générer du couple. Les moteurs électriques sont prêts instantanément. Cela signifie que l’accélération initiale est vive, même si la puissance maximale est inférieure à celle d’une voiture de sport.

Les hybrides ne se contentent pas d’économiser de l’essence. Ils combinent deux sources d’énergie pour créer une expérience de conduite plus rapide que ne le suggèrent les chiffres.

La batterie joue également un rôle. Il stocke l’énergie récupérée au freinage. Il fournit également une explosion de puissance lorsque vous écrasez la pédale d’accélérateur. C’est ce qu’on appelle souvent « boost ». Le moteur électrique assiste le moteur à essence lors de l’accélération. Le résultat est plus de puissance que ce que l’un ou l’autre système pourrait produire seul.

Pensez-y comme à un vélo tandem. Un pilote a une endurance élevée mais une puissance maximale inférieure. L’autre a des éclats explosifs mais brûle rapidement. Ensemble, ils vont plus vite que chacun seul. Le groupe motopropulseur hybride fonctionne sur le même principe. Le moteur à essence gère la croisière sur autoroute. Le moteur électrique gère l’agilité à basse vitesse et les accélérations.

La différence entre la puissance maximale et la sensation du monde réel

Lorsque les fabricants indiquent la puissance, ils indiquent généralement la puissance maximale du moteur à essence. Ou parfois, ils répertorient la sortie combinée du système. C’est là que la confusion s’installe. Une voiture standard peut afficher 300 chevaux. Un hybride peut proposer 200 chevaux pour le moteur à essence, mais

Une transmission hybride est essentiellement un moteur à combustion interne standard associé à un petit moteur électrique. Le moteur électrique puise dans une batterie dédiée pour propulser le véhicule à basse vitesse. Cela permet au moteur à essence de s’arrêter lorsqu’il n’est pas utilisé, réduisant ainsi la consommation de carburant et les émissions.

Le moteur électrique fait bien plus qu’une simple assistance au ralenti. Dans la plupart des hybrides, il fonctionne en tandem avec le moteur à essence pour envoyer de la puissance aux roues. Cette combinaison produit souvent plus de puissance totale que les modèles non hybrides comparables.

Considérez la Lexus GS 350. Il utilise un V6 de 3,5 litres développant 303 chevaux. La version hybride, la GS 450h, utilise également un V6. Ce moteur spécifique produit à lui seul 292 chevaux. Si l’on ajoute la contribution du moteur électrique, la puissance totale s’élève à 339 chevaux.

Comparez cela à la Lexus GS 460 à essence uniquement. Il est équipé d’un moteur plus gros de 4,6 litres. Sa puissance maximale est de 342 chevaux. Le système hybride correspond presque à cela. Le modèle non hybride ne produit que 3 chevaux de plus malgré l’avantage en termes de cylindrée.

Cela crée un débat. Lors de l’évaluation de la puissance d’une voiture hybride, devriez-vous prendre en compte la contribution du moteur électrique ?

Les évaluateurs traduisent souvent cela en termes concrets. Vous ne remarquerez probablement pas le moment où le moteur électrique s’enclenche. Consumer Guide Auto note que la GS 450h n’a pas le coup de pied immédiat d’un V8. Pourtant, il avance efficacement. Un exemple de test a atteint 0 à 60 mph en 6,1 secondes. Le système reste discret.

Techniquement, la comparaison de la puissance des voitures hybrides et standard devrait se concentrer uniquement sur le moteur à essence. Sur la route, la source d’énergie compte rarement. Que l’énergie provienne de l’électricité ou du carburant, le résultat est une accélération.

L’écart entre la théorie et la pratique se réduit une fois que vous commencez à conduire. Les chiffres sur la fiche technique deviennent moins pertinents que la sensation dans le siège. Vous savez juste que ça bouge.

D’où vient le pouvoir ? Cela n’a pas vraiment d’importance.