En février 1989, Car and Driver a entrepris un test de comparaison particulier : opposant l’automobile Beretta à l’arme à feu Beretta. Le conflit est né d’un procès intenté en 1988 par Beretta U.S.A. Corporation contre General Motors pour avoir utilisé le même nom pour son nouveau modèle coupé, déclenchant une bataille juridique de 250 millions de dollars. Cela soulève une question simple : les consommateurs peuvent-ils faire la distinction entre une voiture et une arme à feu portant le même nom ?
Pour résoudre ce problème, le magazine a testé un coupé Beretta V-6 GTU de 1989 et un pistolet Beretta 92F Parabellum de 9 mm de 1989, représentant les modèles phares de chaque gamme de produits. Le test visait à déterminer quel « Beretta » était le plus performant – une approche scientifique pour régler un différend apparemment absurde.
Comparaison des performances : les armes surpassent les voitures
Les résultats ont été frappants. L’arme à feu a démontré une vitesse supérieure, atteignant Mach 1,2 (878 mph) par rapport au pic de 114 mph de la voiture. Alors que la voiture offrait des fonctionnalités telles qu’un toit ouvrant et un déverrouillage électrique du coffre, le pistolet était doté d’un chargeur réversible et d’un viseur réglable – des innovations absentes de la version automobile.
Dans les virages, la voiture excellait avec une accélération latérale de 0,84 g, tandis que la maniabilité du canon était décrite comme erratique, la faisant déraper et décélérer à mi-tour. Le canon a également démontré une précision supérieure, atteignant des cibles avec précision, contrairement à la direction vague de la voiture.
Praticité et design
Le pistolet a été conçu pour une utilisation robuste, fonctionnant dans des conditions extrêmes comme l’immersion dans l’eau de mer et résistant à la corrosion. La voiture, quant à elle, a donné la priorité à l’esthétique avec des jantes en aluminium aspect dentelle et des moulures brillantes en option. Le canon pouvait être démonté sur le terrain sans outils, tandis que le démontage de la voiture prendrait des heures.
Le verdict : une égalité non concluante
La comparaison s’est conclue par un match nul. La voiture offrait une capacité de passagers, tandis que le canon fournissait une puissance de feu. On pourrait placer l’arme dans la boîte à gants de la voiture, et même si la voiture évite d’être arrêtée lorsqu’elle est pointée sur les pompistes, l’arme pourrait éliminer seize ennemis.
En fin de compte, le test a mis en évidence l’absurdité du litige. Les deux produits répondent à des objectifs distincts et la comparaison a révélé leurs différences inhérentes plutôt qu’une réelle concurrence. Le magazine a terminé en taquinant un futur test : Lincoln Logs contre Lincoln Continental, promettant une analyse plus non conventionnelle.
